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Archive pour janvier, 2010

Le théâtre amateur, le mal aimé de la Direction de la Culture de la ville de Bordeaux

Posté : 3 janvier, 2010 @ 8:26 dans humeur | Commentaires fermés

Suite à une très récente rencontre avec la Directrice de la Culture de la Ville de Bordeaux, cette petite bibliographie lui est destinée en guise de voeux 2010, en espérant que son pastel mépris envers cette population d’acteurs indispensables dans le paysage culturel d’une ville comme celui de Bordeaux où le théâtre amateur a toujours eu le respect et le soutien de l’ensemble des Elus :

« Est dénommé « groupement d’amateurs » tout groupement qui organise et produit en public des manifestations dramatiques, dramatico-lyriques, vocales, chorégraphiques, de pantomimes, de marionnettes, de variétés etc…, ou bien y participe et dont les membres ne reçoivent, de ce fait, aucune rémunération, mais tirent leurs moyens habituels d’existence de salaires ou de revenus étrangers aux diverses activités artistiques des professions du spectacle. »
 » Le théâtre amateur et le théâtre professionnel sont intimement liés, même si leurs acteurs, leurs lieux d’expression et leurs visées sont différentes. Ils sont liés parce que la nature du théâtre est double : il est un art et une pratique sociale (…) Les amateurs et les professionnels font d’une certaine manière la même chose.
Jean-Loup Rivière,  » Le théâtre des amateurs « , Les cahiers de la Comédie-Française n°23, Paris, Printemps 1997.

Les amateurs et les professionnels  » font la même chose «  et pourtant un fossé les sépare. Deux exemples le prouvent. Au niveau politique, il n’est pas donné à la plus haute autorité publique la responsabilité de traiter conjointement les cas du théâtre amateur et du théâtre professionnel. Les amateurs dépendent du Ministère de la Jeunesse et des Sports (ou autres appellations) et les professionnels de celui de la Culture.
Or dans le théâtre amateur il y a une rencontre avec un public qui n’est pas seulement composé d’amis et connaissances, même si ces derniers en forment le noyau dur. Dans le cas du théâtre, la distinction amateurs / professionnels est peut-être encore plus problématique que dans d’autres disciplines artistiques, car si le public fait vivre les professionnels, il est en même temps le socle de l’identité amateur. En effet, 94 % des comédiens amateurs ont eu l’occasion de donner au moins une représentation.  » Cette confrontation quasi obligée au public, et la visibilité sociale qui en découle sont probablement à l’origine de la quasi-unanimité avec laquelle les comédiens se reconnaissent comme amateurs « .
Les comédiens amateurs ont aussi besoin d’un public pour exister. Du coup on peut dire d’eux qu’ils se présentent sur un marché. En effet, ils offrent un produit – le spectacle de théâtre – qui rencontre une demande, celle du public. Certes, l’offre et la demande se rencontrent de façon tout à fait particulière dans ce cas, mais il n’en reste pas moins que c’est une des rares activités amateurs qui puisse en partie être décrite en terme de marché.
Les amateurs et les professionnels font donc en partie la même chose : ils proposent un produit sur un marché. Comment ces produits coexistent-ils ?
Amateurs et professionnels sont à la fois très proches et très éloignés. Très éloignés, parce que ce sont des catégories juridiquement très hétérogènes et traitées comme telles par les Ministères et une bonne partie du reste des pouvoirs publics. Très proches, parce que dans la réalité les situations de compagnies dramatiques et de comédiens que l’on qualifie d’amateurs sont parfois proches de celles de compagnies et de comédiens que l’on qualifie de professionnels.
d’après le Mémoire de Maîtrise de Sociologie présenté et soutenu par Fabien Bergès, septembre 1999.

Chaque fois qu’un effort est tenté, chaque fois qu’un certain renouveau se fait jour au théâtre, à toute époque et dans tous les pays, c’est aux amateurs qu’on le doit…Il ne faut pas rougir d’être un amateur si l’on donne à ce mot tout son sens : celui qui aime, celui qui se donne à son art, ni par ambition, ni par vanité, ni par cupidité, mais uniquement par amour…
Jacques Copeau 1925

Conséquences sociales :
Ainsi, juridiquement, les amateurs interviennent bénévolement pour se produire sur scène : ils ne perçoivent aucune rémunération en contrepartie de cette prestation.
Ainsi, hormis la situation où une production est strictement bénévole, le Code du travail considère comme professionnelle toute situation où un artiste perçoit une rémunération.

* « Amateur… » Voilà un mot qui, en dépit de sa noble origine, a bien du mal à se débarrasser du sens péjoratif dont on l’accable et à faire se faire prendre au sérieux. Absurdité des opinions préconçues, nées le plus souvent de l’ignorance ! Car ce beau terme d’ »amateur » amoindri, minimisé, calomnié, ne l’est en particulier dans le domaine dramatique qui nous occupe, que parce que trop de gens ignorent encore l’extraordinaire rôle du Théâtre Amateur. Et je suis sûr que, s’ils pouvaient un jour s’en rendre compte, ces « retardataires » seraient plongés dans un tel étonnement admiratif qu’ils se feraient, sur-le-champ, les plus zélés propagandistes de ce théâtre encore méconnu (d’après André Ransan, « l’Avant Scène »).

* Ce que j’aime dans le théâtre amateur, c’est la joie d’être sur le plateau. L’acteur professionnel est à la fois passionné d’être sur le plateau, mais en même temps plein de souffrance et d’appréhension. L’amateur est heureux, tout simplement. Ce qu’il y a de commun à l’amateurisme et au professionnalisme : superposer à la réalité présente une réalité imaginaire par le jeu, par plaisir, est une tournure d’esprit commune à tous les êtres vivants, hommes ou bêtes (Laurent Terzieff, Seul avec tous » 2010).

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Hommage à Mahmoud Darwich

Posté : 2 janvier, 2010 @ 12:53 dans spectacles passés | Commentaires fermés

Hommage à Mahmoud Darwich dans spectacles passés pdf mahmouddarwich.pdf

Montage poétique et musical en hommage au poète palestinien par l’Equipe Jacques Darquey, Bernard Lavidalie et le musicien Mostafa El Harfi.
Dates : mercredi 10 février et jeudi 11 février à 20h30

Mahmoud Darwich, qui a disparu le 10 août 2008 à l’âge de 67 ans, est mondialement considéré comme un des plus grands poètes de langue arabe du XXème
Poète engagé dans le conflit israélopalestinien. Il a participé au gouvernement de l’état palestinien en tant que ministre de la culture.
Poète de l’exil et de l’amour, il est aussi celui de la paix et de la fraternité.
Il laisse une oeuvre très riche dont la modernité ne renie pas pour autant ses racines ancrées dans la tradition classique du Moyen -Orient.

contact : LE POQUELIN THEATRE 52 rue de Nuits Bordeaux-Bastide France téléphone : 06 875 49 605 courriel : lepoquelintheatre@orange.fr

 

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